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Histoire du village

« Abbadis-Curia », ou autrement dit « Abbecourt »

En 775, notre village s’appelait « Ambrico-Curtis », en 1142 « Abcurt », en 1239 « Abbecort », en 1280 « Ville d’Abbecourt » et en 1401 « Abbecourt-La-Ville ».

Notre village aurait pris naissance par l’établissement de quelques colonies qui se seraient formées lors de l’invasion des francs au 3eme siècle, à l’époque où on aurait réalisé le défrichement de forêts.

Au 8eme siècle, le domaine d’Abbecourt fut une des anciennes propriétés de la célèbre Abbaye Saint Denis, près de Paris, comme le montre un acte confirmatif de
Charlemagne daté du 26 juin 775 et rédigé à Quierzy-sur-Oise.

A la fin du 13eme siècle, le domaine appartient aux moines de Saint Lucien suite à la donation d’un hôte avec ses dépendances par Jean de May, chevalier, en 1224, et de tous les serfs de Simon de Poissy, chevalier, en 1254. Les moines possédaient les droits seigneuriaux du domaine d’Abbecourt en qualité de Seigneurs Suzerain, mais la terre a été également possédée par quelques fondataires qui ont porté eux aussi le titre de Seigneur d’Abbecourt :
« Messire Nicolle d’Abbecourt », Chevalier Seigneur d’Abbecourt en 1261, « Messire Jean d’Abbecourt », écuyer, qui tenait fief à Beauvais en 1315.

Les moines furent obligés d’aliéner le domaine en 1570 pour satisfaire aux contributions imposées au clergé par le roi Charles IX, sous le pontificat de Pie V. Ce domaine fut aliéné à Jacques Ligier, bourgeois, qui maria sa fille à Messire Brissard, conseiller au Parlement de Paris et qui devint propriétaire et seigneur du lieu. Par la suite, Messire Brissard loua ce domaine à plusieurs cultivateurs. Mais le 18 juin 1703, en vertu d’un arrêt du Grand Conseil, Messire Brissard fut condamné à se désister en faveur des religieux de Saint Lucien de la possession de cette propriété.
L’Abbaye resta paisible propriétaire de son ancien domaine jusqu’à la révolution, époque à laquelle il fut vendu comme propriété nationale à un nommé Lefèvre de Berthecourt le 3 avril 1791. Ce dernier le céda à Monsieur le Comte de Maupéou, Seigneur de Ponchon qui ne put en prendre possession du fait qu’il avait émigré.